L’évaluation et la gestion des risques de violence chez les personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble un spectre de l’autisme (TSA)

21 octobre 2019

CONTEXTE

À la suite de diverses démarches de revue des écrits et de la réalisation de multiples consultations sur des situations à risque élevé de violence, un constat s’impose : le domaine de l’évaluation et la gestion des risques de violence en DI-TSA est très peu documenté et investi par rapport aux autres clientèles (Eusterschulte, 2019).

DESCRIPTION

Comme il existe actuellement peu ou pas  de services spécialisés dédiés à cette clientèle au Québec, il semble judicieux de proposer une démarche d’échange et de réflexion sur les différentes questions qui entourent ce domaine.

Parmi les sujets qui seront abordés lors de quatre rencontres d’échange et de partage d’informations sur les risques de violence et les questions connexes :

  • Les divers contextes de violence pouvant mener à un processus de judiciarisation des personnes présentant une DI ou un TSA ou à des modalités de services spécialisés;
  • Modalités d’évaluation accessibles des risques de violence et modalités de gestion de ces risques chez la clientèle ayant une DI ou un TSA
  • Enjeux entourant les diverses modalités de services possibles (psychiatrie, psychologie, services policiers, avocats, etc.)
  • Ajustements requis des modalités de services et orientations à privilégier.
  • Existence des meilleures pratiques dans le domaine.

Lors des rencontres, les contenus des différents thèmes pertinents seront présentés en matinée, alors qu’en après-midi, les discussions tourneront autour de présentations de cas et de situations réelles que les participants voudront bien partager. La dernière rencontre servira à présenter une démarche concrète d’accompagnement réalisée au cours de la dernière année.

OBJECTIFS

  • Partager l’état des connaissances cliniques et scientifiques sur les risques de violence chez les personnes présentant une DI ou un TSA et les enjeux entourant la judiciarisation de leurs comportements problématiques.
  • Se familiariser avec les outils d’évaluation et de la gestion des risques de violence chez cette clientèle, en particulier le HCR-20, version 3. Celui-ci est le plus reconnu et recommandé même auprès de cette clientèle comme outil de jugement professionnel structuré.
  • Échanger sur les divers enjeux entourant les risques de violence chez ces personnes et de leur cheminement (dans les services de réadaptation et autres services incluant policiers et juridiques) à partir d’études de cas réels dans la pratique de l’animateur ou des participants.

PRÉREQUIS

La formation s’adresse aux psychologues.  Les autres professionnels et intervenants pourront également s’inscrire s’ils travaillent avec un psychologue et l’accompagnent au séminaire.  Tous devront s’engager à assister à toutes les rencontres.

Les psychologues intéressés devront également s’inscrire à la formation de deux jours sur le HCR-20, version 3, qui sera donnée cet automne à l’Institut Philippe-Pinel.

MODALITÉS

Les rencontres auront lieu à Montréal, mais les personnes ne pouvant pas se déplacer au lieu de rendez-vous pourront se joindre par visioconférence.

DATES

Les quatre rencontres s’échelonneront sur une période de dix mois, soit le 15 novembre 2019, ainsi que les 24 janvier, 20 mars et 18 septembre 2020. Toutes se dérouleront de 9 h à 16 h.

FORMATEUR

Guy Sabourin, expert-conseilPsychologue depuis 1979, Guy Sabourin est titulaire d’un doctorat en psychologie de l’Université du Québec à Montréal (2004).

M. Sabourin a d’abord œuvré six ans en psychiatrie avant de poursuivre dans le domaine de la réadaptation en déficience intellectuelle. Il a occupé divers postes de cadre-conseil ou de gestionnaire dans le réseau de la santé et des services sociaux. Il a également été psychologue consultant en pratique privée. Il s’est spécialisé dans l’évaluation et l’intervention auprès de personnes ayant une DI et des troubles de santé mentale ou des troubles graves du comportement (TGC).

Il a développé divers outils d’évaluation des troubles du comportement et de motivation des personnes ayant une DI et d’identification des troubles neuropsychologiques présents chez cette clientèle. Nommé directeur du développement, de l’évaluation et de la recherche du Centre Miriam en 2000, il a, à ce titre, dirigé le Programme régional d’expertise multidisciplinaire en troubles graves du comportement (PREM-TGC). Il a également été le directeur du Centre d’expertise de Montréal en troubles graves du comportement, centre qui a succédé au PREM-TGC en avril 2006.

De 2008 à 2011, il a agi à titre de directeur du Service québécois d’expertise en troubles graves du comportement (SQETGC).  Il y œuvre maintenant à titre d’expert-conseil.

 

COÛTS

Pour les employés des CISSS et des CIUSSS, aucun déboursé n’est requis, conformément à l’entente de financement du SQETGC.

INSCRIPTION

Les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire ci-joint au plus tard le 8 novembre 2019.

Veuillez noter que les places sont limitées. Le SQETGC se réserve le droit de favoriser la participation d’un maximum d’établissements en restreignant le nombre d’inscriptions d’un même CISSS ou CIUSSS.

Les inscriptions devront par ailleurs être approuvées par les coordonnateurs TGC des CIUSSS concernés.

QUESTIONS?

N’hésitez pas à communiquer avec Sophie Choquette, agente à la formation au SQETGC.

Téléphone : 514 873-2104

Courriel : sophie.choquette.sqetgc@ssss.gouv.qc.ca

 
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