Les troubles du comportement chez les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et une déficience intellectuelle

Par Johanne Mainville, M. Ps., psychologue et experte-conseil au SQETGC – 23 décembre 2011

 

Les personnes présentant un TSA ont un taux élevé de troubles du comportement, caractérisés notamment par des agressions envers autrui et envers le matériel, de même que par de l’automutilation et des stéréotypies  (Bodfish et coll., 2000; Horner et coll., 2002;  McCarthy et coll., 2010). Le nombre et la sévérité de ces troubles augmentent de pair avec la sévérité des symptômes autistiques (Matson, Wilkins et Macken, 2009).

Dans le cadre d’une étude portant sur 176 enfants et adolescents ayant un TSA,  Matson, Wilkins et Macken (2009) ont identifié des troubles du comportement chez 94,3%  de leur échantillon.  Outre les comportements directement liés aux critères diagnostics (ex : vocalisations et mouvements inhabituels et répétés), les comportements problématiques les plus fréquents étaient les suivants: fugue (47,2%), crie envers autrui (44,3%), détruit  le bien des autres (42,6%), frappe les objets (murs, portes, fenêtres) avec les mains (40%), lance les objets en direction d’autrui (36,9%) et se déshabille à des moments inappropriés (36,3%).

Parmi les personnes avec une déficience intellectuelle, celles avec un TSA présentent une prévalence significativement plus élevée de troubles du comportement et à une intensité plus forte, comparativement à celles ayant un diagnostic de déficience intellectuelle d’autres étiologies et ce, peu importe l’âge (Bodfish et coll., 2000; McClintock, Hall et Oliver, 2003; Rojahn et coll., 2010; Cohen et coll., 2010).  Cette équation est aussi vraie lorsque comparée à des enfants et adolescents présentant une psychopathologie sur l’axe I (Matson, Wilkins et Macken, 2009).

Déjà chez les enfants, ces troubles de comportements posent bien souvent un risque pour leur santé et celle de leur entourage, et peuvent limiter les opportunités d’apprentissage et d’intégration dans la communauté (Matson et Nebel-Schewalm, 2007;  Matson et Rivet, 2008). En l’absence d’interventions efficaces, ils ont de fortes chances de persister jusqu’à l’âge adulte (Horner et coll., 2002;  Murphy et coll., 2005)  et de voir  ainsi leur impact augmenter au fur et à mesure que l’enfant devient plus grand et plus fort.

Caractéristiques fréquemment associées aux troubles graves du comportement chez la clientèle présentant un TSA et une déficience intellectuelle.

Les personnes ayant un TSA présentent plusieurs caractéristiques associées qui peuvent contribuer aux troubles graves du comportement.

Les caractéristiques faisant partie intégrante des critères diagnostics des divers troubles envahissants du développement ont été fortement associées aux troubles du comportement tels que les déficits au plan de la communication et des habiletés sociales (McClintock, Hall et Oliver, 2003; Murphy et coll., 2005; Hsu-Min, 2008; Matson et coll. 2011) de même que les intérêts restreints et stéréotypés et les patrons de comportements répétitifs (Maston, Wilkins et Macken, 2009).  A ce titre, leur grand besoin de prévisibilité et parfois même, d’immuabilité est un facteur à ne pas négliger.

De surcroît, plusieurs troubles ou problématiques fréquemment associées aux TSA contribuent de façon très significative aux troubles du comportement.  Parmi ceux-ci, la déficience intellectuelle, les troubles psychiatriques associés, les troubles du sommeil et les particularités au niveau du traitement sensoriel, occupent une place importante.

Environ 30% des personnes ayant un TED ont une déficience intellectuelle associée (Chakrabarti et Fombonne, 2005).  Chez ceux ayant un diagnostic d’autisme, celle-ci serait présente dans 70% des cas (Fombonne, 2003).  Or, on retrouve significativement plus de troubles du comportement chez les personnes ayant un TSA en présence d’une déficience intellectuelle associée et le pronostic d’amélioration du comportement serait plus négatif (Bodfish et coll., 2000; Shattuck et coll., 2007).  La sévérité de la déficience irait de pair avec la sévérité des problématiques comportementales (McClintock, Hall et Oliver, 2003; Murphy et coll., 2005).

Aussi, de plus en plus d’études tendent à démontrer que les personnes présentant un TSA ont significativement plus de troubles psychiatriques que la population en général (Ghaziuddin, Ghazziuddin et Groden, 2002; Brereton, Tonge et Einfeld, 2006;  Leyfer et coll., 2006;  De Bruin et coll., 2007;  Simonoff et coll., 2008).  Lorsque comparés aux personnes présentant uniquement une déficience intellectuelle, ceux ayant un TSA et une déficience intellectuelle seraient significativement plus à risque de présenter des troubles psychiatriques associés (Brereton, Tonge et Einfeld, 2006;  Gillot et Standen, 2007).

Gjevik et ses collaborateurs (2011) ont entrepris d’évaluer la présence de troubles psychiatriques concomitants, dans une population de 71 enfants et adolescents fréquentant une école spéciale pour personnes ayant un TSA.  Ils ont découvert que 72% des élèves évalués présentaient au moins une psychopathologie associée et plus d’une dans 30% des cas.  Les psychopathologies les plus fréquentes étaient les trouble anxieux (41%) et le  TDAH (31%).

Leyfer et ses collaborateurs (2006) ont obtenu des résultats similaires dans le cadre d’une étude portant sur l’évaluation des comorbidités psychiatriques chez 109 enfants et adolescents présentant un TSA.  Ils ont découvert que 72% de leur échantillon présentaient au moins un trouble psychiatrique, et fréquemment plus d’un.  Les psychopathologies les plus fréquemment diagnostiquées furent les phobies spécifiques (44%), le TOC (37%) et le TDAH (31%).

Puisque les personnes présentant une déficience intellectuelle et un trouble psychiatrique ont davantage de troubles du comportement (Tsiouris et coll., 2011), on peut raisonnablement stipuler que l’ajout de cette condition associée risque fort d’augmenter les troubles du comportement chez les personnes présentant à la fois un TSA et une déficience intellectuelle. Notamment, Rzepecka et ses collaborateurs (2011) ont identifié que l’anxiété était l’un des facteurs les plus fortement reliés aux troubles du comportement chez les personnes présentant un TSA.

Les déficits au plan des comportements adaptatifs constituent également un facteur fortement associé aux troubles du comportement, notamment en raison de la dépendance accrue qu’ils occasionnent.  Cette dépendance s’accompagne inévitablement d’une augmentation de délais, de refus ainsi que d’une proximité physique moins sécuritaire et des contacts physiques plus fréquents, lorsque les déficits impliquent un soutien au niveau des activités de base de la vie quotidienne (ex : lors du bain, de l’habillage, du brossage de dents, etc.).

Au cours d’une étude portant sur 337 adultes présentant une déficience intellectuelle, Matson et ses collègues (2009) concluaient que les déficits au plan des comportements adaptatifs étaient plus importants chez les personnes présentant une déficience intellectuelle, un TSA et une psychopathologie associée comparativement à ceux présentant une déficience intellectuelle et un TSA, qui à leur tour étaient plus atteints que leurs pairs ne présentant qu’une déficience intellectuelle.

De plus, les troubles du sommeil sont une condition commune chez la clientèle présentant un TSA. Les études tendent à démontrer que 40 à 80% des enfants et des adolescents présentant un TSA souffrent de troubles du sommeil, comparativement à 9 à 50% dans la population en général (Polimeni, Richdale et Francis, 2005;  Cortesi et coll., 2010). Ces problèmes sont généralement présents dès un très jeune âge et, dans bien des cas, perdurent jusqu’à l’âge adulte (Richdale et Schreck, 2009), en plus d’avoir un impact très significatif sur les troubles du comportement (Rzepecka et coll., 2011)

Finalement, les personnes ayant un TSA présentent des problématiques importantes en lien avec le traitement de l’information sensorielle. Ceci affecte considérablement leurs capacités adaptatives et engendre des problèmes de comportement.  Au cours d’une étude portant sur le profil sensoriel de 54 enfants autistes, Lane et ses collaborateurs (2010) ont identifié un désordre global au niveau du traitement de l’information sensorielle chez 87% de leur échantillon.  85,2% présentaient un profil d’hyposensibilité ou d’hypersensibilité et la modalité de traitement auditive était la plus atteinte (92,6% des cas).   Ces résultats sont très similaires à d’autres recherches effectuées auprès d’adultes autistes, suggérant que le traitement sensoriel demeure significativement atteint tout au long de la vie chez les personnes présentant un TSA (Kern et coll., 2007;  Crane et coll., 2009).  Certains adultes ayant un syndrome d’Asperger considèrent que leurs hypersensibilités sensorielles auraient davantage d’impact sur leur qualité de vie que l’ensemble des autres problématiques vécues, en raison du stress qu’elles génèrent au quotidien (Attwood, 2007).

Conclusion

Les personnes ayant un TSA et une déficience intellectuelle présentent significativement plus de troubles du comportement que ceux ayant uniquement une déficience intellectuelle ou une psychopathologie sur l’axe I.  Ces troubles ont tendance à être plus sévères et plus persistants.

Certaines caractéristiques, tels que la triade de symptômes autistiques, les troubles psychiatriques associés, les troubles du sommeil, les problématiques sensorielles et les déficits au plan des comportements adaptatifs sont fortement liés à ces troubles du comportement.

Or, il existe des programmes ou des interventions spécialisées qui permettent de s’attaquer à ces diverses problématiques.  La recherche tend à démontrer qu’il est possible de les traiter de façon efficace ou d’en diminuer significativement l’impact au quotidien (Stores et Wiggs, 2001;  Panerai, Ferrante et zingale, 2002;  Ghaziuddin, 2005;  Chalfant et coll., 2007; Wirojanan et coll., 2009;  Wood et coll., 2009;  Mesibov et Shea, 2010;  Wright et coll., 2011;  Rivard, 2011; Sénécal, Paquet et Rivard, 2011 Rossignol et Frye, 2011;  Poirier et Kozminski, 2011).  Il importe donc d’intervenir de façon spécifique sur ces causes afin d’augmenter la qualité de vie de la personne et de diminuer la fréquence et l’intensité des troubles du comportement qui leur sont reliés.

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