Conférences

Les conférences, données par des experts québécois et internationaux, permettent aux professionnels et aux intervenants d’actualiser leurs connaissances, et surtout, de partager leurs expériences sur des thèmes particuliers répondant aux besoins de la clientèle DITSA ayant des TGC.

Conférences passées

Comportements stéréotypés et inadaptés chez les enfants présentant un TSA : prévention et intervention (Tony Attwood, 20 octobre 2014)

Cadre juridique de l’intervention et enjeux de la judiciarisation (Jocelin Lecompte et Olivier Corbin-Charland, 8 mai 2015)

Troubles envahissants du développement et troubles de santé mentale associés (9 mai 2014, Dr Mohammad Ghaziuddin, MD, auteur de l’ouvrage Mental Health Aspects of Autism and Asperger Syndrome)

Plus de 80 personnes ont assisté vendredi dernier à la conférence du Dr Mohammad Ghaziuddin, organisée par le SQETGC, et portant sur les comorbidités psychiatriques de l’autisme. La veille, le psychiatre spécialisé en autisme avait eu l’occasion de rencontrer tour à tour une équipe de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ainsi qu’un groupe d’une quinzaine de psychiatres de la rive-sud de Montréal.

Le Dr Ghaziuddin a commencé par rappeler que les troubles psychiatriques concomitants à l’autisme sont nombreux : 60 à 70 % des personnes ayant un TSA ont également un autre trouble de santé mentale. Or, la comorbidité a un effet négatif sur l’évolution de l’autisme; elle peut engendrer des symptômes, des complications secondaires (par ex. comportement suicidaire chez un adolescent autiste) et des troubles du comportement. La détection des troubles concomitants reste cependant souvent complexe car les symptômes de plusieurs troubles de santé mentale peuvent s’apparenter à ceux de l’autisme (ex. : le comportement compulsif d’un usager est-il un signe de son TSA ou un symptôme d’un trouble anxieux concomitant?)!

La conférence du Dr Ghaziuddin a permis de clarifier certaines de ces nuances et de mieux outiller les intervenants face à cette réalité complexe. Ils ont désormais une meilleure connaissance de l’existence de certains indices à surveiller et à prendre en compte tels, l’âge de la personne, l’émergence ou l’exacerbation de certains symptômes, etc. Il existe par exemple dans les faits des différences entre les diagnostics concomitants les plus courants chez les enfants ayant un TSA (TDAH) et chez les adolescents ou les adultes TSA (dépression).  Le Dr Ghaziuddin a également dressé un portrait complet et à jour des connaissances et meilleures pratiques en lien avec les différents troubles de santé mentale et problématiques comportementales préjudiciables les plus fréquemment associés aux TSA (TDAH, troubles de l’humeur, troubles anxieux, suicide, automutilation….).

L’ensemble des participants ont particulièrement apprécié les clarifications diagnostiques et recommandations liées au  traitement apportées par cette conférence qui s’inscrit bien dans le mandat du SQETGC : rendre accessible aux intervenants des CRDITED et des CHPsy de Montréal de l’expertise de pointe en TGC!

Vieillissement, DI et TGC (10 octobre 2012)

Confrontés à des situations découlant du vieillissement de la clientèle ayant une DI, plusieurs intervenants en troubles graves du comportement ont exprimé un besoin de formation en la matière et le SQETGC a élaboré une conférence d’une journée afin de les aider à mieux comprendre les facteurs associés au vieillissement et d’alimenter l’analyse multimodale sur laquelle reposent leurs interventions.

Ainsi madame Danielle Asselin, psychologue au CRDITED de Montréal, a présenté le portrait d’une clientèle vieillissante, avant d’établir la distinction entre un vieillissement normal et un vieillissement pathologique. Elle a abordé également les divers facteurs de risque, en insistant sur l’importance de la prévention et du dépistage. Enfin, elle a présenté certains outils utilisés dans les CRDITED et illustrera ses propos de vignettes cliniques.

Monsieur Philippe Voyer, détenteur d’un doctorat en sciences infirmières et professeur titulaire à l’Université Laval, s’est quant à lui concentré sur le phénomène de la démence dans la population générale. Il a identifié les caractéristiques des quatre principales démences et la manière dont elles peuvent affecter le comportement. Il a exposé par la suite sa vision des TGC selon le modèle des besoins compromis et l’impact de celle-ci sur l’évaluation. Sa présentation s’est terminée avec quelques cas illustrant le lien entre les interventions et les causes.

Diminuer les troubles graves de la sexualité par l’éducation et l’intervention sociosexuelles (clientèle ayant un TED ou un syndrome d’Asperger) (1er juin 2012)

Les dernières années ont permis le développement des interventions liées à l’autisme et au syndrome d’Asperger. Les thématiques ciblant les relations interpersonnelles, la socialisation et
la sexualité des individus Asperger sont parmi celles qui retiennent de plus en plus l’attention des familles, des proches et des intervenants œuvrant auprès de cette population.

L’objectif de la conférence est de bien cerner les facteurs liés au développement et au répertoire des comportements sexuels. Sous forme d’interventions structurées, le programme d’éducation
sociosexuelle aborde entre autres, les notions telles l’intimité, les émotions, les relations interpersonnelles, la physiologie, la prévention de l’abus sexuel et la théorie de la pensée.

Les résultats de la mise en application du programme sont l’amélioration des contacts sociaux et la diminution des comportements inappropriés. L’approche éducative permet aux individus
d’acquérir une certaine indépendance tout en démontrant des comportements adaptés à un niveau de fonctionnement social adéquat.

La gestion des émotions chez les personnes ayant un TED (28 octobre 2011)

Au cours de cette conférence, Isabelle Hénault, M.A., Ph. D., a exposé les raisons pour lesquelles les usagers présentant un TED sont plus enclins à développer un trouble de l’humeur. Elle a identifié des stratégies pratiques adaptées à cette clientèle permettant de mieux comprendre et gérer certaines émotions comme l’anxiété ou la colère. La démarche proposée (basée sur l’approche cognitivo-comportementale) repose sur la restructuration des idées, des perceptions et des réponses (comportements) liées aux émotions.

À l’occasion de la conférence, les participants ont pu se procurer un CAT-Kit (Cognitive Affective Training Kit), ensemble d’outils permettant d’accompagner les personnes TED ayant de la difficulté à percevoir et exprimer leurs sentiments, pensées et actions lors de conversations afin de promouvoir la compréhension mutuelle.

Le rôle des professionnels dans le soutien à l’intervention (27 mai 2011)

En se basant sur des exemples concrets, M. André Soulières, M.A., a illustré les différents rôles associés aux professionnels : facilitateur, promoteur, formateur, animateur, coach, expert, agent de liaison, etc. Certaines précisions et perspectives ont été apportées en fonction des différents contextes d’intervention au Québec.

Le conférencier a positionné différentes modalités favorables à l’actualisation du mandat de professionnel de soutien (professionnel conseil). Les moyens à privilégier ont été divisés en facteurs personnels, professionnels et organisationnels. Les nécessaires habiletés, attitudes personnelles ainsi que les collaborations qui favorisent l’aisance et l’atteinte des résultats escomptés ont également été illustrées.

La contention (25 et 26 mars 2010)

Le Dr Patrick McGreevy, Ph. D. et analyste comportemental, a donné à Montréal une conférence ayant pour titre  « Diminuer le recours aux mesures de contention et enseigner des habiletés de communication aux adultes ayant une DI ou un TED et des TGC ».

Comportements d’automutilation (clientèle DI) (21 mai 2010)

Lors de cette conférence d’une journée, Isabelle Morin, M. Ps., psychologue et experte-conseil au SQETGC, a abordé la problématique des comportements d’automutilation chez les personnes ayant une DI. Réel défi pour les établissements, les proches et les intervenants (souvent démunis devant l’ampleur que peuvent prendre de telles conduites hétéro-agressives), ces comportements ont fait l’objet de nombreuses études.

Syndrome d’Asperger et troubles du comportement (17 et 18 juin 2010)

Cette conférence de deux jours, présentée par Isabelle Hénault, M.A., Ph. D., psychologue et sexologue, visait la compréhension des enjeux liés à l’évaluation et au diagnostic des personnes avec un syndrome d’Asperger. Une revue des outils, des questionnaires d’évaluation et une entrevue diagnostique ont permis de concrétiser les apprentissages.

Visioconférence sur les comportements d’automutilation (clientèle DI) 16 juin 2010.

Lors de cette visioconférence d’une demi-journée, Isabelle Morin, M. Ps., psychologue-conseil au SQETGC, a abordé la problématique des comportements d’automutilation chez les personnes ayant une DI.

L’apport des neurosciences dans la compréhension et l’intervention auprès des personnes dans le spectre autistique (27 et 28 octobre 2010)

Le Dr Bruno Wicker, Ph. D., est venu présenter les résultats des recherches de l’équipe de l’Institut de neurosciences cognitives de la Méditerranée dont l’objectif principal est d’identifier les régions et les systèmes cérébraux impliqués dans la perception et la compréhension des informations sociales.

Ces études, qui sont menées en neuroimagerie fonctionnelle par IRM à la fois chez des adultes neurotypiques et chez des adultes atteints d’autisme de haut niveau ou du syndrome d’Asperger, démontrent que malgré une performance comportementale à attribuer des émotions ou des intentions à autrui souvent préservée, les autistes ne semblent pas utiliser pour y parvenir les mêmes réseaux cérébraux, suggérant ainsi une stratégie alternative de traitement de l’information socio-émotionnelle.

Comprendre, aider et travailler avec les familles qui nous remettent en question dans un contexte de TGC (22 et 23 octobre 2009)

Les intervenants, les professionnels et les gestionnaires doivent maîtriser plusieurs compétences essentielles pour créer d’excellentes relations de collaboration avec les familles des usagers ayant une DI ou un TED et présentant des troubles graves du comportement. Le chargé de formation clinique, thérapeute familial et consultant comportemental, J. Dale Munro, est venu illustrer ces compétences les 22 et 23 octobre 2009 dans le cadre d’une formation organisée par le SQETGC.